Éric Boyko a rejoint le Groupe de Montréal pour l’amour du baseball

Dans sa jeunesse, Éric Boyko assistait à une soixantaine de matchs par an au Stade olympique. Quand l’occasion de se joindre au Groupe de Montréal pour ramener le baseball dans la métropole québécoise s’est présentée, il n’a pas hésité une seconde.

« C’est pour l’amour du sport, son historique, a dit le chef de la direction de Stingray Digital, mardi, avant le deuxième match préparatoire entre les Brewers de Milwaukee et les Blue Jays de Toronto. Je vous avoue que depuis que les Expos sont partis, je n’ai pas consulté une section sportive d’un quotidien.

« J’ai un bébé de 10 mois, je ne pense pas que je vais lui léguer une fortune avec ça. Tu le fais par passion. Je me rappelle encore ma première visite ici, lors du match des étoiles de 1982. Mon frère avait reçu sa première paie. Il avait fait 182 $ en deux semaines. Nous l’avons dépensée en hot-dogs et en pop-corn ! T’aimes un sport et on a la chance avec Stephen [Bronfman] et ses partenaires de s’investir. Si on peut redonner à la ville, au Québec et au Canada, ce serait bien. »

Un amour inattendu

C’est justement en raison d’un accident de voiture dans lequel son frère a été impliqué que Boyko a développé cet amour du baseball.

« À cause de cela, nous venions à une soixantaine de matchs par année. De 8 à 18 ans, j’étais donc ici très souvent, ce qui m’a fait aimer le baseball. C’est devenu une passion. Quand Stephen m’a parlé du projet, j’étais bien content de faire partie de son groupe. »

Celui qui sera un partenaire minoritaire dans cette aventure voue un immense respect aux ténors du Groupe du Montréal.

« Je suis très content d’être partenaire avec Stephen, Alain [Bouchard], Stéphane [Crétier] et Mitch [Garber]. Je pense que c’est une belle équipe. Un bon mélange de francophones et d’anglophones, des gens qui ont différentes expériences. C’est vraiment intéressant de faire partie de projets comme ça, avec des gens très sophistiqués. »

C’est par le truchement de Stingray que Boyko s’est familiarisé avec ce groupe d’élite du Québec Inc.

«Stephen a investi chez nous en 2010, et depuis ce temps, nous avons développé une relation, comme avec Mitch. Je suis aussi impliqué avec Alain dans les [dépanneurs] Couche-Tard, alors c’est bien qu’ensemble nous ayons un projet commun. »

Un retour rapide des Expos

Comme tous les amateurs de baseball, il souhaite revoir les Expos le plus rapidement possible. Mais il est aussi bien conscient des règles à suivre pour mener ce projet à terme.

« C’est complexe, c’est un sport sophistiqué, comme tous les sports majeurs. Il faut faire nos devoirs et y aller par étapes. Je pense que Stephen et Pierre [Boivin] font bien les choses. Ça prend du temps. Souvent, les gens et les médias ont des questions, mais on ne peut pas aller plus vite que la prochaine étape.

« Je pense que c’est primordial que nous ayons notre terrain. Pour la ligue, c’est une des grandes questions. Après, nous pourrons discuter davantage. Mais c’est un sport de gentlemen. Il faut y aller en respectant la ligue et les autres clubs.

« Stephen et Pierre travaillent très fort là-dessus. Nous sommes très chanceux de compter sur Pierre et son expérience acquise avec le Canadien dans ce genre de dossiers, dans lesquels il est difficile de naviguer. »

Une chose est sûre : il ne doute pas que le projet se réalisera.

« Stephen a eu plusieurs rêves dans sa vie, dont plusieurs auxquels je n’aurais pas pensé, mais les choses arrivent. Pierre et lui, ce sont des gens extrêmement sophistiqués. Ils savent comment fonctionnent les grandes instances. »

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