Johnny Manziel et les Alouettes: c’est terminé!

Forcés par la Ligue canadienne de football (LCF), les Alouettes de Montréal ont dû mettre un terme au contrat du quart-arrière Johnny Manziel, mercredi. 

«M. Manziel n’a pas respecté une des conditions de l’entente qui le rendait admissible à jouer dans la LCF», a expliqué le directeur général des Oiseaux, Kavis Reed, lors d’un point de presse dans les bureaux de l’équipe au Stade olympique. 

La LCF a également indiqué qu’elle n’approuverait pas un contrat pour Manziel si une autre formation tentait de s’entendre avec lui. 

Ni Reed, ni la Ligue n’ont voulu dire quelle condition n’avait pas été respectée, tout en soulignant que l’entente entre la LCF et Manziel était confidentielle. 

Une chose est toutefois claire, le DG n’aurait pas libéré l’ancien choix de premier tour des Browns de Cleveland en 2014 si la LCF ne l’avait contraint à le faire. 

«Non. Les performances de M. Manziel sur le terrain ont démontré qu’il avait du potentiel, a-t-il affirmé. Cependant, il a contrevenu à son entente. Nous comprenons quelles étaient les conditions et nous devons les respecter.» 

«Nous serons toujours agressifs dans notre quête de gagner et il n’y aura pas d’excuses pour avoir pris une décision que nous pensions être la bonne pour l’équipe, a ajouté Reed. […] M. Manziel a eu l’occasion d’arranger la situation, mais il a choisi de ne pas le faire.» 

Direction États-Unis 

Manziel a réagi aux événements en publiant un message sur les réseaux sociaux. 

«Je veux remercier l’entraîneur-chef [Mike] Sherman, mes coéquipiers et les partisans de la LCF, a-t-il écrit. Mon passage [dans la LCF] m’a permis de retrouver mon amour du football et du travail qui vient avec sa pratique. J’ai hâte d’explorer de nouvelles options aux États-Unis.». 

Plus tôt ce mois-ci, le quart-arrière avait exprimé son intérêt pour l’Alliance of American Football (AAF), qui a disputé ses premiers matchs le 9 février, et la XFL, qui doit voir le jour en 2020. 

Dans la baladodiffusion «Comeback Szn», publiée par Barstool Sports le 12 février, Manziel indiquait: «je ne sais pas quelles seront les prochaines étapes pour moi au cours des années à venir, mais au moins, il y a plusieurs options. Moi et E.B. [son agent Erik Burkhardt], nous sommes engagés à jouer au football et à essayer de trouver la meilleure situation possible». 

Il serait toutefois étonnant que Manziel, qui a eu son lot de démêlés avec la justice, puisse jouer dans la XFL puisque le propriétaire, Vince McMahon, a indiqué que les joueurs ayant un dossier criminel n’auraient pas de place dans sa ligue. 

Échange coûteux 

En juillet dernier, les Alouettes ont joué le tout pour le tout en envoyant deux choix de premier tour, en 2020 et en 2021, le joueur de ligne défensive Jamaal Westerman et le receveur Chris Williams aux Tiger-Cats de Hamilton en retour de Manziel et des joueurs de ligne offensive Tony Washington et Landon Rice. 

Du groupe, seul Washington fait encore partie de l’organisation. Et Reed ne s’attend pas à recevoir de compensation de la part de la Ligue, même si c’est cette dernière qui est responsable du départ de Manziel. 

«Nous connaissions les risques qui venaient avec cette transaction», a laissé tomber le DG. 

La LCF avait donné la permission à Manziel, qui était alors sur la liste de négociation des Tiger-Cats, de signer un contrat en 2018 s’il respectait un certain nombre de conditions. Cette entente a été conclue notamment à la suite d’une évaluation d’un spécialiste en violence conjugale. 

En 2016, des accusations de violence conjugale contre Manziel avaient été abandonnées quand l’athlète de 26 ans s’était engagé à prendre des formations de gestion de la colère et sur la violence conjugale en plus de s’inscrire au programme d’abus des substances de la NFL, ou à un programme similaire.

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