Les meilleurs doivent être les meilleurs

Une défaite amère. Une défaite qui fait mal. Les qualificatifs sont nombreux pour parler du sort qui a été réservé au Canadien jeudi soir au vieux Nassau Coliseum alors que l’équipe lutte désespérément pour obtenir sa place en séries de fin de saison.

Ce que j’ai retenu après le match contre les Islanders, c’est que plusieurs commençaient à se pointer du doigt. Andrew Shaw n’a pas hésité à dire qu’il y avait eu des passagers durant la rencontre alors que Claude Julien, sans nommer le joueur, a parlé du responsable de l’erreur qui a mené au but gagnant.

De mauvais départs

En regardant attentivement le jeu en question, il y a eu des erreurs inacceptables. Max Domi n’a pas été prudent en essayant de faire un jeu à l’aveuglette et Brett Kulak s’est aventuré trop loin. À deux contre un, Jeff Patry a mal joué. Il aurait dû laisser Carey Price s’occuper du porteur du disque. C’est ce qu’on enseigne aux défenseurs depuis qu’ils sont tout jeunes. Le gardien s’occupe toujours de celui qui possède la rondelle. Ce n’est pas arrivé et ça s’est soldé par un gros but.

Parce que Matthew Barzal et Anders Lee étaient sur la patinoire, les joueurs du Canadien auraient dû être conscients qu’il s’agissait du meilleur trio adverse et qu’il représentait une menace constante. Il ne fallait pas donner de surnombre à ces gars-là. C’est donc impardonnable. Certes, les Islanders connaissent du succès depuis l’arrivée de Barry Trotz, mais est-ce normal qu’ils aient réussi

38 lancers, dont 15 en première période ?

Je dis souvent que la première période est la plus importante dans un match. Pour un quatrième match consécutif, le CH n’était pas présent. N’eût été Price, on ne parlerait même pas du but gagnant en fin de match parce que les Islanders se seraient forgé une grosse avance ! Le Canadien aurait pu aller chercher au moins un point.

Les Hawks devront en avoir plein les bras

La troupe de Claude Julien reste dans la course, mais il n’y a plus de place à l’erreur. Les matchs à jouer au Centre Bell devront absolument se transformer en victoires. C’est impensable de perdre des matchs que tu ne dois pas perdre.

Ce soir, le Canadien affronte les Blackhawks de Chicago, une équipe qui croit toujours en ses chances de participer aux séries. La bonne nouvelle, c’est que les joueurs des Hawks auront passé deux jours à Montréal depuis leur rencontre à Toronto ! Ensuite, ce sera une visite à Philadelphie. Les Flyers sont de plus en plus écartés de la course, mais à ce temps-ci de l’année, personne ne veut faire de cadeau.

Je vais sortir le fameux cliché : les meilleurs doivent être les meilleurs. Mais c’est la réalité. Je veux voir le Canadien dominer en première période contre les Hawks. Ils doivent jouer comme des champions, des chiens enragés, des lions ! Il faut que ce soit une domination complète, chose que l’on n’a pas vue dans les quatre derniers matchs lors des 20 premières minutes.

Et analysons ça comme on veut, le quatrième trio est inexistant. Pendant ce temps, Drouin semble frustré. Il faut que Claude Julien regroupe ses meilleurs. Les deux premiers trios doivent se retrousser les manches et faire ce qu’ils font de mieux : marquer des buts!

– Propos recueillis par Roby St-Gelais

Les échos de Bergie

Price : une coupe à Montréal ou ailleurs ?

On disait que Price était au mieux quand il a gagné les trophées Hart et Vézina. Eh bien, il l’est encore ! Price livre la marchandise comme jamais. L’honneur qu’il a reçu cette semaine est valorisant pour lui, son ego en a été flatté. Il sait qu’il a reçu le plus important contrat de l’organisation et qu’il est désormais le meilleur gardien de tous les temps. Quand on parle des Roy, Dryden, Plante, on parle de coupes Stanley. Price le sait aussi.

C’est à se demander s’il ne fera pas un jour comme Raymond Bourque. Bourque a connu une carrière extraordinaire à Boston, mais n’eût été l’Avalanche, il n’aurait pas sa bague. Si Price se rend compte qu’il ne peut soulever la coupe à Montréal, il va peut-être demander une transaction à un moment donné.

Impressionnants, ces Sénateurs

Je suis impressionné par les jeunes Sénateurs. Quand il y a un changement d’entraîneur, les joueurs sont toujours plus fringants. En échangeant Duchene et Stone, ils économisent 136 millions $ ! Les Islanders, eux, ont épargné 80 millions $ en laissant aller Tavares. Les équipes peuvent se demander ce que cela aurait donné de les garder en voyant les jeunes de ces organisations. Les jeunes se mettent en évidence. Je pense entre autres à Brady Tkachuk, qui joue du bon hockey. En défense, les Sénateurs peuvent compter sur Thomas Chabot. Les Sens pourraient être une équipe d’avenir plus qu’on ne le pense et ils ont toujours beaucoup d’argent à utiliser à bon escient.

Rutherford le génie

Le directeur général des Penguins, Jim Rutherford, a encore trouvé le moyen d’obtenir de bons joueurs en fin de saison. En échangeant Derick Brassard, il a déniché un ailier capable de marquer des buts aux côtés de Sidney Crosby en Jared McCann alors que Nick Bjugstad fait du bon boulot.

Félicitations à Evgeni Malkin qui a atteint le plateau des 1000 points. C’est une honte que le Russe n’ait pas été choisi parmi les cent meilleurs joueurs à vie dans la LNH. Il a gagné trois coupes Stanley ! Dans son cas et dans celui de Michel Goulet, aussi ignoré, disons que le comité de sélection a levé la tête !

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