Pourquoi Julien y croit encore

WINNIPEG | Malgré la défaite crève-cœur subie la veille aux mains des Blue Jackets de Columbus, Claude Julien n’a pas prescrit un entraînement punitif vendredi après-midi à Winnipeg.

La séance s’est déroulée à bon rythme, certes, mais jamais il n’a levé le ton ou ramené ses joueurs à l’ordre. L’idée était plutôt de ménager ses effectifs à l’aube de quatre matchs cruciaux.

Oui, le revers de jeudi a fait mal, en sachant que les prochains adversaires, d’ici la fin de la saison régulière, font partie de l’élite du circuit Bettman.

Après cette escale à Winnipeg aujourd’hui, la prochaine semaine n’a rien de bien rassurant : Tampa Bay, Washington et Toronto en baisser de rideau. La mission est colossale.

« On sait exactement dans quelle situation on se trouve présentement, a souligné l’entraîneur en chef du Canadien. Chaque défaite d’ici la fin de saison minimise nos chances de faire les séries éliminatoires.

« Si on gagne nos quatre derniers matchs, a poursuivi Julien, nos chances sont très bonnes. »

Le Canadien a récolté 90 points, le même total que les Blue Jackets, mais ces derniers occupent actuellement le huitième et dernier rang donnant accès aux séries éliminatoires dans la Conférence de l’Est puisqu’ils ont, pour l’instant, un match de plus à disputer.

Qui plus est, la formation de Columbus a l’avantage au bris d’égalité au chapitre des victoires en temps réglementaire et en prolongation.

En d’autres termes, Le Canadien n’a plus de marge de manœuvre. C’est tolérance zéro.

« On contrôle notre destinée »

Le Canadien a su surprendre et déjouer les attentes pendant toute la saison, a rappelé Julien.

« On a fait face à des situations semblables plus tôt cette année, dit-il. Puis on a toujours su rebondir après des défaites difficiles à avaler comme celle de jeudi.

« Je le répète, dans le vestiaire de l’équipe, le moral est bon. On contrôle encore notre destinée. Si on est positifs, on a une chance, si on est négatifs, on est cuits… Il faut croire en nos moyens.

« De jouer contre de très bonnes équipes, ça ne change pas grand-chose, prétend-il. Peu importe notre adversaire, il faut être à notre mieux. Quand tu affrontes de grosses formations, tu as tendance à bien te préparer. Il faut être disposés à jouer notre meilleur hockey. »

« On ne peut gagner qu’un match à la fois, et vivre d’espoir. Il faut croire en nos moyens. »

Quand tout s’écroule

Cette défaite à Columbus a laissé des séquelles aux yeux de bien des observateurs. Pour plusieurs, c’est un match que le CH ne pouvait échapper.

Bien malgré lui, Julien a dû s’exprimer à nouveau sur la contre-performance de sa formation en conférence de presse.

« Il nous fallait disputer un gros match jeudi, mais on ne l’a pas fait, a-t-il raconté. Ça arrive. Nous sommes tous déçus. On espère toujours que ça n’arrive jamais, surtout à ce temps-ci de l’année, mais c’est malheureusement arrivé.

« Nous avions entamé la rencontre du bon pied, puis tout s’est écroulé par la suite. On a été généreux et les Blue Jackets ont profité de revirements dans notre zone pour marquer des buts importants.

« Nous devons rebondir et oublier cette défaite. Nous ne sommes pas éliminés et on est toujours au cœur de la course. »

Trios inchangés

La séance d’entraînement tenue vendredi laisse croire, malgré les déboires de son équipe à Columbus, qu’il n’y aura pas de changements à sa formation ce soir à Winnipeg, même si Julien n’a pas voulu donner l’heure juste à cet égard.

Deux certitudes toutefois chez le CH : Carey Price sera évidemment devant le filet et Paul Byron ratera un deuxième match consécutif.

« Certains joueurs ont des petits bobos et je dois évaluer le cas de certains, a fait savoir Julien. Je vais prendre des décisions avant la rencontre. »

Byfuglien de retour

Chez les Jets, il est acquis que Dustin Byfuglien effectuera un retour au jeu contre le CH, lui qui a raté les 19 dernières rencontres de son équipe en raison d’une blessure à une cheville. Après avoir repris l’entraînement en début de semaine, le défenseur de 33 ans a démontré qu’il était prêt à renouer avec la compétition.

« Il aurait été en uniforme vendredi si nous avions eu un match à disputer, a indiqué Paul Maurice. S’il se sent bien samedi, il jouera. »

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