Qui est le meilleur des 50 ans?

Guy Lafleur, Mario Lemieux, Sidney Crosby…

Mario Lemieux, Sidney Crosby, Guy Lafleur…

Sidney Crosby, Guy Lafleur, Mario Lemieux…

Envoie donc, monsieur le commissaire, c’est qui le meilleur joueur des 50 années de la Ligue de hockey junior majeur du Québec ? Qui donc a été choisi par votre comité d’experts ?

Gilles Courteau plonge le nez dans son assiette de roulés de bœuf à la laitue du P.F. Chang et ne répond pas. Une chance qu’il n’a pas pris des nouilles au poulet, je l’aurais étranglé devant moi.

Alors, ce soir dans votre grand gala des 50 ans de la LHMJQ, qui va être honoré devant tous les meilleurs de tous les temps ? Au nom de notre vieille rivalité entre les Remparts que le commissaire a toujours protégés et les Saguenéens que le même commissaire a toujours matraqués, je veux juste un nom. Chuchoté, épelé, murmuré, écrit sur une serviette de table, juste deux initiales, un signe de la tête…

Craquement de laitue, gorgée de thé…

Pas de nom.

Sidney Crosby avec l’Océanic de Rimouski.

Photo d’archives

Sidney Crosby avec l’Océanic de Rimouski.

DES GRANDS SEIGNEURS

Avant cette entrevue plate et frustrante pour le journaliste, Gilles Courteau, assis avec Donald Beauchamp, l’ancien du Canadien et l’humble chroniqueur s’étaient offert une jase de plus d’une heure à la fois passionnante et mémorable.

Une heure remplie d’anecdotes sur la carrière de Courteau, entré dans le hockey comme statisticien des Draveurs de Trois-Rivières de Michel Bergeron à 16 ans, puis passé à la LHMJQ trois ans plus tard avant de devenir directeur général administratif des Remparts jusqu’en 1985-1986 pour passer au bureau chef de la ligue pour les 33 dernières années.

Parlez de Mike Bossy à Gilles Courteau, il a une histoire à raconter. Parlez de Pierre Larouche, de Dale Hawerchuk, de Denis Savard (et de Mona sa toute belle épouse), parlez de Sidney Crosby et il est intarissable. Et que dire de Patrice Lefebvre, un des 10 plus grands de la Ligue junior…devant Raymond Bourque, Vincent Lecavalier et Patrick Roy.

Ce Patrice Lefebvre a accumulé 595 points dans la LHJMQ, le record absolu de la ligue. Mais il mesurait 5 pieds et 5 pouces et à l’époque, un gars de 5 pieds et 5 pouces ne jouait pas dans la Ligue nationale.

Mais il va monter enfin sur l’estrade d’honneur ce soir à Québec avec Mike Bossy, Pierre Larouche, Brad Richards, Pat LaFontaine et les autres. Ils seront tous là, sauf Sidney Crosby occupé à jouer au hockey comme vous l’aurez remarqué.

Guy Lafleur dans l’uniforme des Remparts de Québec.

Photo d’archives

Guy Lafleur dans l’uniforme des Remparts de Québec.

KUCHEROV… UN PUR DE LA LHJMQ !

Tant qu’à avoir le commissaire de la LHJMQ, aussi bien jaser de quelques points qui agacent les amateurs de hockey. Comme par exemple, on parle de Mario Lemieux, de Guy Lafleur, de Raymond Bourque, de Pierre Larouche, de Mike Bossy, de Patrick Roy, de Martin Brodeur et on se demande comment cela se fait-il que le circuit Courteau n’arrive plus à produire pareils grands joueurs ?

– C’est parce que les gens confondent le Québec et la Ligue de hockey junior majeure du Québec. Qui est le premier marqueur de la Ligue nationale au moment où on se parle ? Nikita Kucherov, qui a joué son junior à Québec et à Rouyn-Noranda. Où pensez-vous se sont développés Brad Marchand ou Nathan Mackinnon ?

– Mais pourquoi vos joueurs sont-ils aussi rares chez le Canadien ?

Là, le visage de Courteau s’est crispé. Il s’est contenté de dire qu’il parlait souvent à Marc Bergevin. Avant de répondre par une question bien plantée.

– Il y a une équipe qui aura sept joueurs de la LHMJQ ce soir (hier, le Lightning de Tampa Bay). Pourquoi ?

Pourquoi ? Gilles Courteau n’a pas donné de réponse. Je présume que si on avait un nom à avancer, ce serait celui de Trevor Timmins. Mais c’est moi qui le dis, pas le commissaire.

LA VRAIE FIERTÉ

Les grands noms seront tous à Québec. Mais la vraie fierté de Gilles Courteau, c’est chacun des 9500 joueurs qui sont passés par la LHJMQ. L’immense majorité de ces joueurs sont devenus de bons citoyens. Ils ont appris le sens du travail collectif, ils ont appris aussi à livrer la marchandise dans les moments de pression.

Certains, comme Sylvain Simard des Cataractes de Shawinigan, sont devenus médecin, d’autres comptables ou ouvriers et représentants. Mais Gilles Courteau est toujours heureux de les rencontrer.

« La ligue a fait un chemin énorme dans la promotion de nos programmes d’études. L’école est obligatoire et depuis trois ans, on a donné 200 bourses d’études à des finissants de la ligue. Pour certains, ça représente quatre années d’université et 24 000 $ », dit-il.

Les coachs sont encore obligés d’enseigner le hockey en anglais sous prétexte que l’anglais est la langue universelle du hockey mais ça semble bien servir la plupart des jeunes… et leurs entraîneurs.

Mais on peut encore commander un hotdog, une all dressed et un Coke en français…

Bon cinquantième et il ne faudrait jamais oublier que la plus ancienne des équipes demeure les Saguenéens de Chicoutimi, qu’elle a le plus bel uniforme de tout le hockey et au moins un beau propriétaire vedette à la télévision.

Braidwood-Barrak : kaput !

Éric Barrak s’est enthousiasmé trop vite. Il s’imaginait que le clan Braidwood accepterait rapidement une offre pour un combat à Shawinigan le 15 juin.

Braidwood semblait d’accord, il me l’a même écrit lundi dans la journée.

Mais en soirée, Melanie Lubovac y est allé d’une fin de non-recevoir auprès de Camille Estephan.

D’ailleurs, Estephan n’était pas surpris : « Mel Lubovac ne voyait aucun avantage à accepter un combat contre Éric Barrak. Compte tenu de ses derniers combats, Braidwood aurait été contraint à une victoire en un ou deux rounds pour ne pas prêter flanc à la critique », d’expliquer Estephan.

Mais l’idée d’inviter Braidwood à Shawinigan est toujours bien vivante. On travaille présentement à lui trouver un adversaire que les amateurs vont trouver crédible.

Quant à Barrak, il est amèrement déçu…

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