Un entraîneur de hockey accusé d’incitation à des contacts sexuels sur des mineurs

Un entraîneur de hockey de Saint-Jean-sur-Richelieu de 22 ans fait face à des accusations de leurre et d’incitation à des contacts sexuels contre des joueurs adolescents, après une enquête qui s’est amorcée à Québec.

Samuel St-Louis, un résident de Saint-Jean-sur-Richelieu, a comparu au palais de justice de cette municipalité montérégienne, mercredi. Il doit répondre à treize chefs d’accusation de leurre, six d’incitation à des contacts sexuels et deux d’exploitation sexuelle.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a révélé avoir recueilli les témoignages de 13 présumées victimes, tous des garçons de 12 à 17 ans au moment des faits reprochés, soit de décembre 2016 à août 2018. Le corps de police n’exclut pas qu’il puisse y avoir d’autres victimes.

« On parle de leurre et d’incitation à des contacts sexuels, on ne parle pas de contacts sexuels », a précisé David Poitras, porte-parole de la police de Québec.

Des joueurs de hockey

Malgré le lieu de domicile du suspect, c’est dans la capitale que l’enquête a commencé puisque c’est là où les premières dénonciations sont survenues.

Si M. Poitras confirme que « toutes les victimes sont des joueurs de hockey », on ignore si St-Louis était leur entraîneur.

Le SPVQ n’a pas voulu préciser la provenance des adolescents et de quelle façon ils auraient été approchés.

L’accusé était entraîneur adjoint pour les Forts de Chambly lors de la saison 2017-2018, mais ses joueurs sont âgés de 17 à 20 ans. Selon le président du club, Marc-André Houle, aucune des victimes présumées n’a porté les couleurs de cette équipe junior AAA.

Parmi les chefs déposés contre St-Louis, seules les deux accusations d’exploitation sexuelle impliquent qu’il aurait été en situation d’autorité ou de confiance au moment des faits supposés. L’infraction retenue évoque elle aussi une incitation à avoir des contacts sexuels.

Un choc

« Ça choque quand on entend des histoires comme ça, quand c’est près de nous », a laissé tomber Marc-André Houle en entrevue avec Le Journal.

« Ç’a été un choc important. Maintenant, si des jeunes ont été impliqués là-dedans, mon plus grand souhait est que ces jeunes-là aient été pris en charge et qu’ils ne soient pas trop affectés », a-t-il ajouté, disant par ailleurs vouloir laisser la justice « faire son travail ».

Hockey Québec n’a pas perdu de temps à bannir à son tour le jeune entraîneur.

« Dès que l’information nous a été acheminée par le SPVQ, l’accusé fut automatiquement retiré et fiché dans le Réseau Hockey Canada, et ce, à travers le pays. Il ne peut donc plus participer à des activités et à des équipes fédérées par un membre de Hockey Québec ni de Hockey Canada », a fait savoir le directeur général de la fédération, Paul Ménard.

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