Une fin de saison qui me désole

En marquant en tirs de barrage contre les Rangers hier soir, Artemi Panarin a permis aux Blue Jackets d’accéder aux séries. Un but qui a signifié la fin du parcours pour le Canadien. Bien que les 10 derniers matchs aient été fascinants, c’est triste.

On a vécu ces 10 matchs comme des finales de championnat, des matchs numéro sept. Le public a vibré pour sa Flanelle. C’était beau.

Un fait demeure. Tout cet engouement reposait sur une seule question : vont-ils oui ou non faire les séries ? Quelque part, ça me désole.

Sur 50 ans, le Canadien a d’abord été dominant au point de se faire huer à la balle molle l’été si, sacrilège ! il avait perdu en finale de la Coupe Stanley.

Ensuite, le club a fait grand état de ses présences répétées en séries éliminatoires. Ensuite, assurer la place de l’équipe en séries est devenu le grand objectif au départ de chacune des saisons.

Et voici désormais atteint le niveau le plus désolant de la décroissance du Canadien. Désormais, la lutte pour une place en séries devient le gros high de la saison. Peu importe son résultat, la lutte pour être du gros tournoi compte davantage que le tournoi lui-même.

Les matchs qui suivent la date limite des transactions sont tous premium, pour utiliser le terme des détenteurs de billets. Chaque rencontre devient un film à succès. Tout est pensé afin de faire croire, d’entretenir l’espoir.

Le président apparaît depuis les premières rangées dans les gradins lors de la retransmission d’un match.

Il sourit, les bras dans les airs, vêtu de son chandail rouge immaculé. Le public se reconnaît. Il aime aveuglément. Il refuse de réfléchir. Les séries ? On les a faites dans le fond…

Un p’tit deux sur…

Qui aura les Blues ?

J’aime la façon dont ils se comportent depuis quelques mois. Responsables et déterminés, inspirés par le jeune gardien Bennington, je crois que St. Louis pourrait devenir l’équipe Cendrillon d’une Association de l’Ouest qui donne dans le qui-perd-gagne cette saison.

Coup de cœur

Bien meilleur qu’un hot dog…

Lightning c. Canadiens

Photo Martin Chevalier

J’y reviens, mais l’ambiance délirante mardi lors de la victoire du CH face au Lightning avait ce petit quelque chose qui va droit dans le cœur, ce ressenti de bonheur qui m’ignorait depuis le carré d’as de 2014. Un moment de grâce qui m’a fait beaucoup de bien.

Coup de gueule

Les Canadiennes ne sont plus là !

Lightning c. Canadiens

Photo COURTOISIE, ANNE-MARIE PELLERIN

Que les hockeyeuses championnes du monde et olympiques soient contraintes de quémander sur la place publique tient de l’hérésie. Elles veulent seulement jouer du hockey sans se casser la nénette avec le fric. Elles ne veulent même pas en vivre à plein temps, imaginez. Hello Gary ? Hello Geoff ? Hello ?

2 choses que j’ai apprises

1. Au chant de l’alouette je veille et je dors…

Lightning c. Canadiens

Photo Pierre Durocher

Les Alouettes ne vont pas mourir. Ne reste qu’à officialiser le départ des Wettenhall et la suite aura un parfum de renaissance. Bob Wettenhall aura tout de même marqué l’histoire de cette équipe. Il a aimé son club et la ville de Montréal. Notez ici le temps de verbe…

2. … j’écoute les Alouettes et puis je m’endors

Lightning c. Canadiens

Photo REUTERS

Anthony Calvillo n’a jamais été remplacé. On n’a pas préparé la sortie du meilleur passeur de l’histoire. L’attaque anémique a rendu les matchs des Moineaux stériles depuis cinq ans. Le spectacle sur le terrain sera l’unique moyen de renouveler une clientèle désengagée.

Le chiffre

96

Le potentiel de points obtenus par une équipe de la Ligue nationale qui, au bout de cette récolte, ratera le tableau des séries éliminatoires. Ça facilite le bilan de la direction du club concernée, mais pour le partisan, la consolation est bien mince. 

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